Baisse de l’impôt sur les sociétés pour les PME : une demi-mesure complexe qui ne traite pas les urgences !

Le MEDEF plaide depuis longtemps pour une baisse significative de l’Impôt sur les sociétés. Il se réjouit donc de voir le Gouvernement reconnaitre la nécessité d’agir pour rapprocher son taux du taux moyen en vigueur en Europe. Baisser l’impôt sur les sociétés, c’est agir en faveur de l’attractivité de la France, de la convergence des économies européennes et donc de l’emploi. Diminuer la pression fiscale sur les entreprises dont notre pays détient le triste record est donc un impératif.

Néanmoins, il est regrettable que le Gouvernement, tout en renonçant à supprimer une taxe absurde, la C3S, assise sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice, ait opté pour une réforme conjoncturelle, partielle et complexe de l’Impôt sur les sociétés. En ciblant une partie des PME seulement, il introduit un nouveau seuil et de nouvelles distinctions entre entreprises, donc de nouvelles complexités et de nouveaux freins à leur développement, avec 3 taux différents (le nouveau taux de 28% s’ajoutant aux deux taux déjà existants de 15% et 33%). Les entreprises françaises et les investisseurs étrangers ont au contraire besoin de simplicité et de visibilité, sans quoi une telle mesure risque fort de rester sans véritable effet. 

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du MEDEF : « le Gouvernement montre qu’il veut enfin s’attaquer à un sujet préoccupant pour les entreprises et nos partenaires européens ; c’est louable. La réforme qu’il avance paraît séduisante pour les petites entreprises, mais elle est trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu. Les entreprises ont besoin de signaux clairs et pas de nouvelles complexités. »

Pour Thibault Lanxade, vice-président du MEDEF, « cette baisse répond à une demande permanente des PME. Mais attention à la façon dont on s’y prend : cela ne doit pas se traduire par de nouvelles complexités. Il faut maintenant tout faire pour que cette mesure touche le maximum de PME et d’ETI si l’on souhaite réellement améliorer leur compétitivité. »

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Dynamisme du crédit bancaire aux entreprises : une bonne nouvelle

Fin juin 2016, les encours de crédits aux entreprises ont passé le niveau symbolique des 900 milliards d’euros avec une croissance annuelle de 5 %, pour atteindre 901 milliards d’euros. Les crédits d’investissement représentent ainsi 623 milliards d’euros (+ 4,1 % sur un an) et les crédits de trésorerie 215 milliards d’euros (+ 8 % sur un an). Dans ce contexte, les crédits à l’équipement se sont montrés particulièrement dynamiques avec une croissance annuelle de 4,7 %.

Publiés hier par la Banque de France, ces chiffres témoignent d’un dynamisme positif du crédit aux entreprises qui ne cesse de progresser depuis le début de l’année. Le MEDEF salue cet engagement des banques mais rappelle que, seul, ce dynamisme ne suffira pas à relancer l’activité sur des bases solides. La reprise enregistrée ces derniers mois, notamment grâce aux premiers effets du pacte de responsabilité et à des facteurs exogènes tels que la baisse de l’euro ou celle des coûts de l’énergie, est encore fragile. De nombreux freins subsistent : en l’absence de mesures ambitieuses de simplification, de baisses de charges ou de véritable réforme de marché du travail, il sera impossible de retrouver une croissance pérenne et créatrice d’emplois.

 

Pour Thibault Lanxade, vice-président du MEDEF en charge des TPE-PME : « Le soutien des banques aux entreprises est un facteur-clef de notre réussite. C’est le signe d’une certaine confiance qu’il faut saluer et préserver. Les banques jouent leur rôle, maintenant c’est au gouvernement de donner toutes leurs chances aux TPE-PME en leur garantissant un cadre réglementaire et fiscal adapté à leur besoin d’agilité et à leur dynamisme. »

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MEDEF Actu-Eco – Semaine du 25 au 29 juillet 2016

FRANCE
1.    Moral des ménages en juillet 2016 : nouveau repli, avec un indicateur à sa moyenne de longue période
2.    Demandes d’emploi en juin 2016 : baisse de l’ancienneté d’inscription à Pôle emploi (576 jours), et du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée
3.    Situation dans l’industrie au 2ème trimestre 2016 : utilisation accrue de l’appareil de production, dégradation de la compétitivité
4.    Firmes multinationales en France en 2013 : 1 salarié sur 8 du secteur marchand non agricole travaille dans une firme sous contrôle étranger

EUROPE
5.    Climat des affaires en Allemagne en juillet 2016 : détérioration des perspectives en liaison avec l’incertitude entourant le Brexit

INTERNATIONAL
6.    Constructions de logement aux Etats-Unis en juin 2016 : rebond des mises en chantier, progression de +0,7% au 2ème trimestre
7.    Tendances récentes des marchés : baisse des taux à 10 ans français et allemand, remontée des cours de bourse, prix du pétrole sous les 45$ le baril

Le prochain MEDEF Actu-Eco sera publié la semaine du 5 septembre 2016.

1. Moral des ménages en juillet 2016 : nouveau repli, avec un indicateur à sa moyenne de longue période

* Selon la dernière enquête de l’INSEE, le moral des ménages s’est de nouveau replié en juillet 2016. L’indicateur synthétique retombe à sa moyenne de longue période (2000-2015).

* Dans le détail, concernant le contexte économique, les ménages sont légèrement plus optimistes concernant le niveau de vie futur en France, après une dégradation en juin.

En revanche, leurs craintes concernant le chômage se sont une nouvelle fois accrues : après avoir atteint son plus bas niveau en mai depuis 2008, le solde d’opinions reste sous sa moyenne de longue période (2000-2015).

Concernant la situation personnelle, la perception des ménages concernant leur situation financière future est quasiment inchangée par rapport au mois précédent. Le solde d’opinions est à sa moyenne de long terme.

La proportion des ménages considérant comme opportun de « faire des achats importants » s’est redressée. Le solde d’opinions reste supérieur à sa moyenne 2000-2015.

Ils sont encore un peu plus nombreux à estimer qu’il est opportun d’épargner, mais le solde d’opinions reste très bas, bien inférieur à sa moyenne de longue période.

2. Demandes d’emploi en juin 2016 : baisse de l’ancienneté d’inscription à Pôle emploi (576 jours), et du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée

* Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) en France métropolitaine s’est de nouveau légèrement accru en juin 2016 (5 400 personnes, soit +0,2%).

Cette hausse concerne les hommes (+0,2%) comme les femmes (+0,1%) et toutes les tranches d’âge (+0,8% pour les moins de 25 ans et +0,2% pour les 50 ans ou plus), à l’exception des 25-49 ans pour lesquels le nombre de chômeurs a stagné. Le nombre de demandeurs d’emploi de cette catégorie est ainsi remonté à 3 525 700 personnes.

Au total, le nombre des demandeurs d’emploi des catégories A, B et C a progressé de +6 300 personnes (+0,1%), pour s’établir à 5 434 600.

* Entre juin 2015 et juin 2016, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’est réduit de -24 600 personnes, soit -0,7% (+0,9% pour l’ensemble des catégories A, B et C).

Cette évolution sur un an recouvre :

–    par sexe : un baisse de -1,3% chez les hommes, une quasi-stagnation chez les femmes ;

–    par tranche d’âge : un recul de -5,7% chez les moins de 25 ans et de -1,2% pour les 25-49 ans, une hausse de +3,8% pour les 50 ans et plus ;

–    par région : un repli dans toutes les régions de France (Métropole + DOM), à l’exception du Centre-Val de Loire (+0,5%). Ces baisses vont de -5,6% en Martinique à -0,2% en Ile-de-France, en passant par -1,5% en Bretagne et dans les Hauts-de-France. 

* Concernant la durée d’inscription à Pôle emploi pour l’ensemble des catégories A, B et C, l’ancienneté moyenne a poursuivi son repli en juin 2016 pour retomber à 576 jours, soit -3 jours sur un mois et +20 jours sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée (supérieure à un an) s’est replié sur un mois (-21 900, soit -0,9%), vrai quelle que soit l’ancienneté : -12 400 pour les demandeurs d’emploi depuis 1 ou 2 ans, -5 200 pour les demandeurs depuis 2 ou 3 ans, -4 300 pour les demandeurs depuis 3 ans ou plus. En revanche, le nombre s’est accru de +55 200 personnes sur un an (+2,3%), hausse entièrement imputable aux demandeurs d’emploi depuis 3 ans ou plus (+57 500 personnes, soit +7,5%).

3. Situation dans l’industrie au 2ème trimestre 2016 : utilisation accrue de l’appareil de production, dégradation de la compétitivité

L’INSEE vient de publier l’enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie manufacturière pour le 2ème trimestre 2016. Il en ressort que :

–    la demande globale devrait s’améliorer au cours des prochains mois. En revanche, les industriels sont un peu moins optimistes en ce qui concerne la demande en provenance de l’étranger ;
 

–    les industriels ont davantage utilisé leurs machines et équipements. Le taux d’utilisation des capacités de production s’est en effet accru par rapport au trimestre précédent à 83,4%. Il est à son plus haut niveau depuis octobre 2008 et est repassé au-dessus de sa moyenne des années 2000-2015 ;
–    les chefs d’entreprise de l’industrie sont quasiment aussi nombreux qu’au trimestre précédent à prévoir des suppressions d’emplois. Par ailleurs, 31% des industriels interrogés éprouvent des difficultés de recrutement, proportion un peu inférieure à la moyenne de longue période ;

–    la compétitivité des industriels s’est dégradée, qu’il s’agisse du marché national, du marché de l’Union européenne, ou du marché en dehors de l’Union européenne ;
–    les perspectives générales d’exportation se sont en revanche légèrement améliorées par rapport au trimestre précédent.

4. Firmes multinationales en France en 2013 : 1 salarié sur 8 du secteur marchand non agricole travaille dans une firme sous contrôle étranger

Selon une publication récente de l’INSEE (INSEE Première n°1611 – juillet 2016), 7,1 millions de salariés travaillent en France au 31 décembre 2013 dans une entreprise multinationale du secteur marchand non agricole, dont 1,85 million dans une firme sous contrôle étranger, soit 1 salarié sur 8 du secteur.

L’emploi salarié dans les multinationales sous contrôle étranger est resté quasiment stable depuis 2010 (-1,2%), après la forte baisse enregistrée en 2009. Il s’est accru de +10,5% dans les multinationales sous contrôle français.

Les salariés des multinationales étrangères en France travaillent plus souvent dans le secteur industriel : 36,6% d’entre eux, contre 27,2% pour les multinationales françaises. Cette surreprésentation peut s’expliquer par la volonté de garder la maîtrise d’une technologie innovante ou d’avoir des unités de production proches des marchés finaux pour réduire les coûts de transport des biens produits.

Toutefois, ce poids des effectifs industriels dans les multinationales sous contrôle étranger s’est réduit (-5,7 points entre 2008 et 2013), au profit du commerce (+3,9 points sur la même période à 27% en 2013).

Les multinationales sous contrôle étranger employant le plus de salariés en France sont sous contrôle européen (1,13 million de salariés, dont 311 500 en Allemagne) ou américain (près de 400 000 salariés). « Divers facteurs peuvent expliquer l’intensité d’implantation des entreprises de certains pays en France : la proximité géographique (Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, Belgique, etc.), la recherche de débouchés commerciaux (Etats-Unis, Japon, etc.), voire la langue commune (Canada) ».

Le nombre de salariés employés dans des multinationales contrôlées par des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) est nettement plus modeste (22 200 salariés en France, dont 11 800 en Chine) mais a fortement augmenté entre 2008 et 2013 (+31%), alors qu’il s’est réduit pour les firmes de l’UE (-17%) ou des Etats-Unis (-12%).

Selon la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008, les entreprises sont classées en 4 catégories, en prenant uniquement en compte les effectifs ou résultats correspondant à la partie implantée des entreprises sur le territoire français. Ainsi, l’emploi des multinationales étrangères fin 2013 est concentré dans les ETI : 50,7% des salariés, contre 25,8% dans les multinationales sous contrôle français.

5. Climat des affaires en Allemagne en juillet 2016 : détérioration des perspectives en liaison avec l’incertitude entourant le Brexit

* Le climat des affaires dans la construction, l’industrie et le commerce en Allemagne s’est légèrement détérioré en juillet 2016, après deux mois consécutifs d’amélioration, « à la suite du référendum favorable au Brexit ». L’indicateur synthétique reste, toutefois, nettement supérieur à sa moyenne de longue période (2000-2015). Selon l’institut IFO, « l’économie allemande résiste bien ».

* Dans le détail, cette évolution recouvre :

–    une amélioration de la situation actuelle, pour le troisième mois consécutif. L’indicateur a retrouvé son plus haut niveau depuis août 2015, mais reste inférieur à sa moyenne de longue période ;

–    une dégradation des perspectives à six mois, après quatre mois consécutifs de hausse. L’indicateur reste supérieur à sa moyenne 2000-2015.

Par secteur, le climat des affaires s’est amélioré dans la construction (légère détérioration de la situation actuelle mais optimisme accru concernant les mois à venir), avec un indicateur à un nouveau niveau record, et, dans une moindre mesure, dans le commerce de détail (amélioration de la situation actuelle, détérioration des perspectives).

En revanche, il s’est dégradé dans l’industrie manufacturière (amélioration de la situation actuelle, détérioration des perspectives à six mois) et dans le commerce de gros (dégradation de la situation actuelle, optimisme persistant concernant les anticipations).

6. Constructions de logement aux Etats-Unis en juin 2016 : rebond des mises en chantier, progression de +0,7% au 2ème trimestre

* Les mises en chantier de logement aux Etats-Unis ont rebondi en juin 2016 (+4,8%), après avoir baissé de -1,7% en mai dernier (données corrigées des variations saisonnières). Elles se sont ainsi établies à 1 189 000 unités en rythme annualisé.

En moyenne, au 2ème trimestre 2016, elles se sont légèrement accrues (+0,7% par rapport au 1er trimestre). Sur un an, elles ont progressé de +0,3%, en net ralentissement par rapport à mai et, plus encore, par rapport à avril.

Les mises en chantier se sont donc établies à 1 160 000 unités, au 2ème trimestre, niveau inférieur de -9% à la moyenne de longue période (2000-2015). Cependant, elles sont toujours en quasi-stagnation depuis l’été 2015.

* Au-delà, les perspectives du marché de la construction résidentielle sont un peu mitigées.

Les permis de construire se sont accrus en juin 2016 (+1,5%), pour le troisième mois consécutif.

En revanche, en moyenne sur le 2ème trimestre 2016, ils se sont légèrement contractés (-0,2%) par rapport au 1er trimestre, retombant à 1 140 000 unités en rythme annualisé. Ce niveau est inférieur de -13,5% à la moyenne des années 2000-2015.

Par ailleurs, selon la dernière enquête auprès des constructeurs sur le marché résidentiel, l’indice NAHB (National Association of Home Builders), mesurant leur opinion sur l’activité, a fléchi en juillet 2016, tout en restant à un niveau élevé.

7. Tendances récentes des marchés : baisse des taux à 10 ans français et allemand, remontée des cours de bourse, prix du pétrole sous les 45$ le baril


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Prélèvement à la source : il est encore temps de corriger le tir

A la veille d’une communication en conseil des ministres sur ce sujet, le Medef rappelle son opposition au projet de prélèvement à la source tel qu’il a été préparé et conçu par le Gouvernement.

Le Medef n’est pas opposé à cette réforme dans son principe, à condition qu’elle permette de réaliser des économies et ne génère aucune contrainte supplémentaire pour les entreprises. Or, le projet du Gouvernement, annoncé sans concertation préalable ni étude d’impact, prend le chemin exactement inverse : l’Etat se défausse de sa responsabilité sur les entreprises en les laissant en assurer le coût et les difficultés de mise en œuvre.
 
Malgré les mises en garde du Medef, le prélèvement à la source envisagé par le Gouvernement comporte de nombreuses incertitudes sur les difficultés de déploiement du système – notamment dans les TPE et PME -, la gestion de l’année de transition, la prise en charge des situations particulières… Il engendrera de nouvelles charges de gestion et des coûts significatifs pour les entreprises – ne serait-ce que pour modifier les logiciels de paie et tous les paramétrages informatiques des nombreux cas atypiques. La réforme aura surtout un impact négatif sur l’organisation interne des entreprises, les relations des employeurs avec leurs salariés et comporte, comme l’a noté le Conseil d’Etat, des risques d’atteinte à la vie privée – tout cela étant créateur de tensions sociales dans l’entreprise.
 
De surcroît, les délais de mise en place de cette réforme sont totalement déraisonnables, puisqu’il est prévu qu’elle soit opérationnelle au 1er janvier 2018.
 
Pour Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef : « la mise en œuvre du prélèvement à la source a été mal préparée et mal conçue car elle ne tient pas compte de la réalité des entreprises. C’est pourquoi le Medef préconise la solution alternative proposée par le Conseil des prélèvements obligatoires  d’un prélèvement mensuel généralisé  contemporain des revenus et qui laisse la charge administrative du recouvrement de l’impôt à l’administration. »

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Nomination d’une nouvelle Directrice Générale Adjointe en charge du Social au MEDEF

Le MEDEF annonce la nomination de Madame Michèle Amiel en tant que Directrice Générale Adjointe en charge du Social. Elle prendra ses fonctions le 25 août prochain.

Le MEDEF annonce la nomination de Madame Michèle Amiel en tant que Directrice Générale Adjointe en charge du Social. Elle prendra ses fonctions le 25 août prochain.
 
Fille d’un entrepreneur du Nord de la France, Michèle Amiel, Diplômée de l’ESSEC, est titulaire d’un Doctorat en Sciences de Gestion à l’Université d’Aix Marseille III. Elle a été professeur et chercheuse à l’ESSEC et à l’université Paris I Panthéon Sorbonne avant de créer et diriger une société de conseil en stratégie, puis d’entamer une carrière dans le secteur des produits et de la distribution dans le Groupe LVMH, occupant au sein d’entités de tailles diverses des postes de direction en France et à l’international et des fonctions opérationnelles de Direction Générale.
 
Ses responsabilités l’ont conduite à mener des projets de croissance mais également des réorganisations conséquentes. Rompue aux négociations sociales en entreprise, y compris dans des contextes difficiles, elle est habituée à la conduite du changement et à la gestion de projet. Femme engagée, ex chef d’entreprise, elle dispose à la fois d’une bonne connaissance des enjeux nationaux sur l’ensemble des thèmes sociaux couverts par le Pôle et d’une expérience de terrain des problématiques de la vie des entreprises dans la mondialisation.
 
Le pôle Social du MEDEF couvre les domaines des Relations sociales, de la Protection sociale, de l’Education et de la Formation et du Logement.

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« La Guyane, des atouts à valoriser, des défis à relever ! »

Conformément à son engagement d’aller à la rencontre de l’ensemble des Medef territoriaux des DOM COM, Pierre Gattaz, président du Medef, se rendra en déplacement officiel en Guyane les 26, 27 et 28 juillet.

Répondant à l’invitation du Medef Guyane, présidé par Stéphane Lambert, Pierre Gattaz a d’abord pour objectif d’échanger largement avec les chefs d’entreprises guyanais sur leur problématiques et leur vision du développement du territoire.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du projet France 2020 et des propositions ultramarines pour permettre le développement et la création d’emplois dans ces territoires et en France métropolitaine.

Le président Gattaz ira à la rencontre des différents secteurs économiques qui forment le tissu entrepreneurial guyanais, notamment en visitant plusieurs entreprises des filières bois, industrie minière, formation, audiovisuel, NTIC, tourisme, aérospatial.

Pour Pierre Gattaz, président du Medef : « La Guyane est un atout formidable de la France que nous devons mieux mettre à profit. C’est ce que je viens dire lors de mes nombreuses rencontres avec les chefs d’entreprise. Je viens à leur écoute, et soutenir leurs messages auprès des élus et des différentes institutions publiques. La Guyane est un territoire plein de promesses avec des ressources considérables, mais également confronté à d’immenses défis que nous devons savoir accompagner. Et les meilleures des armes dont nous disposons, ce sont l’entreprise, l’entrepreneuriat et l’apprentissage. »

Pour Stéphane Lambert, président du Medef Guyane : « Les entreprises, en particulier les TPE et quelques PME, sont le moteur de la création d’emploi. Bien au-delà de la base spatiale, la Guyane est assise sur des richesses qu’elle pourrait valoriser, à condition de doper son potentiel en améliorant son attractivité, son niveau de sécurité, en réduisant les délais de paiement, en appuyant par la commande publique les TPE, en stabilisant le cadre fiscal et réglementaire, en accentuant fortement la formation. C’est ainsi que la Guyane – le plus grand département de France – relèvera ses défis ! »

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MEDEF Actu-Eco – Semaine du 18 au 22 juillet 2016

FRANCE
1.    Climat des affaires en juillet 2016 : amélioration dans tous les secteurs
2.    Financement des ETI et des grandes entreprises en juillet 2016 : légère dégradation de la situation de trésorerie
3.    Créations d’entreprise en juin 2016 : +7,3% sur un an au 2ème trimestre, atteignant le plus haut niveau depuis l’été 2012
4.    Prix à la consommation en juin 2016 : +0,1% imputable aux produits pétroliers (+4,1%)
5.    Situation des PME en mai 2016 : amélioration de l’activité et de l’emploi, redressement de la situation financière et des prévisions d’investissement

EUROPE
6.    Le tourisme en Europe en 2015 : l’Espagne et la France en tête des nuitées, la Croatie et l’Autriche en tête de l’intensité touristique, Paris et Londres en tête des capitales touristiques

INTERNATIONAL
7.    Perspectives économiques du FMI pour 2016 et 2017 : révision à la baisse dans les pays avancés, statu quo dans les pays émergents, incertitude croissante liée au Brexit
8.    Tendances de la semaine sur les marchés : dépréciation de l’euro à 1,10$, repli du cours de l’or à 1 316$ l’once.

1. Climat des affaires en juillet 2016 : amélioration dans tous les secteurs  

* Selon les dernières enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE, le climat des affaires en France s’est amélioré en juillet 2016. L’indicateur synthétique se situe légèrement au-dessus de son niveau moyen de longue période (2000-2015).

* Dans le détail, cette amélioration se retrouve dans tous les secteurs :

o    +1 point dans l’industrie (dégradation des perspectives personnelles de production mais amélioration des perspectives générales, quasi-stabilité des carnets de commandes), grâce à l’industrie agro-alimentaire, et dans le bâtiment (amélioration des perspectives d’activité et de recrutement, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale, capacités de production toujours sous-utilisées), dont l’indicateur est à son plus haut niveau depuis août 2012 ;

o    +2 points dans le commerce de gros (plus de pessimisme concernant les perspectives générales, amélioration des intentions de commandes en provenance de l’étranger, amélioration des perspectives d’emploi), avec un indicateur à son plus haut niveau depuis juillet 2011 ;

o    +3 points dans le commerce de détail (optimisme accru concernant les perspectives générales d’activité, les prévisions des ventes, les intentions de commandes et les anticipations de recrutement) et dans les services (amélioration des perspectives générales du secteur ainsi que des anticipations d’activité, de demande et de recrutement), amélioration du climat des affaires notamment dans le transport routier de marchandises, dans l’hébergement-restauration et dans les activités immobilières.
 

2. Financement des ETI et des grandes entreprises en juillet 2016 : légère dégradation de la situation de trésorerie 

Selon la dernière enquête réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode en juillet 2016, les trésoriers des ETI de 500 salariés ou plus et des grandes entreprises font état :

o    d’une situation de trésorerie d’exploitation jugée légèrement difficile depuis trois mois. La tendance s’érode donc depuis début 2016 ;
L’évolution des prix des matières premières et celle du taux de change de l’euro face au dollar auraient un impact négatif sur leur trésorerie ;

o    d’un moindre allongement des délais de paiement clients ;

o    d’une baisse des marges pratiquées sur les crédits bancaires ;

o    d’une recherche de financement toujours aisée, et ceci depuis plus de deux ans.

3. Créations d’entreprise en juin 2016 : +7,3% sur un an au 2ème trimestre, atteignant le plus haut niveau depuis l’été 2012

* Les créations d’entreprise, tous types d’entreprises confondus, se sont contractées de -1,3% en juin 2016 (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables), après une progression de +2,4% en mai dernier.

Dans le détail, les créations hors micro-entrepreneurs ont quasiment stagné : +0,6%, après une hausse de +3,4%. En revanche, les immatriculations de micro-entrepreneurs ont diminué de -3,9%, après +1%.

Les microentreprises représentent 40% des créations totales d’entreprise.

* En moyenne sur le 2ème trimestre 2016, l’ensemble des créations d’entreprise s’est accru de +7,3% par rapport au même trimestre de l’année 2015, pour s’établir à 46 669 unités, plus haut niveau depuis l’été 2012.

Hors micro-entrepreneurs, la hausse a été plus marquée (+10,1% sur un an), pour atteindre 27 522 unités. Les créations de micro-entrepreneurs se sont accrues de +3,7% pour s’établir à 19 146 unités.

Par grande famille d’activité, toujours au 2ème trimestre 2016, cette progression sur un an recouvre :

–    une baisse dans la construction (-1,5%), secteur représentant 11,3% de l’ensemble des créations d’entreprise ;

–    un léger repli dans le commerce (-0,3%), secteur qui totalise 17,5% des créations ;

–    une progression modérée dans l’industrie (+2,7%, dont +4% dans la seule industrie manufacturière), représentant 4,4% du total ;

–    une hausse plus marquée dans les services marchands (+13,3%, réalisent 54,8% de l’ensemble des créations). Dans ce secteur, elles sont à leur plus haut depuis le printemps 2010.

4. Prix à la consommation en juin 2016 : +0,1% imputable aux produits pétroliers (+4,1%) 

* Selon les chiffres définitifs de l’INSEE, l’indice des prix à la consommation, en données corrigées des variations saisonnières, a progressé de +0,1% en juin 2016, après +0,4% en mai.

Cette hausse provient essentiellement de la hausse des prix du pétrole pour le 4ème mois consécutif : +4,1% pour les seuls prix des produits pétroliers (+2,5% pour l’ensemble des produits énergétiques).
Les prix des produits alimentaires se sont repliés de -0,4%, ceux des produits manufacturés ont stagné, et ceux des services ont progressé de +0,2%.

Hors tarifs publics (électricité, gaz, tabac, etc.) et produits à prix volatils (produits pétroliers, produits laitiers, viande, etc.), c’est-à-dire l’inflation sous-jacente, les prix ont crû de +0,1% en juin, pour le quatrième mois consécutif.

* Entre mars et juin 2016, les prix se sont accrus : +0,5% (+2,2% l’an), après s’être contractés de -0,2% entre décembre 2015 et mars 2016.

Cette hausse recouvre des évolutions contrastées selon les catégories :

–    repli des prix des produits manufacturés (-0,3%, dont -0,6% pour les produits de santé et +0,1% dans l’habillement-chaussures) ;

–    quasi-stagnation des prix des produits alimentaires (+0,1%, avec +0,8% pour les seuls produits frais) ;

–    hausse de +0,6% des prix pour l’ensemble des services (dont -0,1% pour les services, +0,1% pour les loyers, +0,6% pour les transports et les télécommunications) ;

–    forte progression des prix des produits énergétiques (+4,6%, dont +8,4% pour les seuls produits pétroliers, imputable à la hausse du prix du pétrole).

* Sur un an, les prix à la consommation se sont inscrits en hausse (+0,2%), après avoir stagné en mai et baissé au cours des trois mois précédents.
Cette progression se retrouve pour les produits alimentaires et les services. En revanche, les prix se sont contractés pour les produits manufacturés et, plus encore, pour les produits énergétiques.
L’inflation sous-jacente a progressé de +0,7%, toujours sur un an, comme au mois précédent.
 

5. Situation des PME en mai 2016 : amélioration de l’activité et de l’emploi, redressement de la situation financière et des prévisions d’investissement

Selon la dernière enquête de conjoncture de BPI France, les PME installées en France, interrogées en mai 2016, sont optimistes pour l’année 2016 :

–    Accélération de l’activité (au sens de chiffre d’affaires) au premier semestre 2016 qui devrait se poursuivre au second, « même si le climat d’incertitude a pu depuis se renforcer avec la matérialisation du vote en faveur du Brexit fin juin » : solde d’opinions au plus haut depuis 5 ans. Reprise de l’activité dans tous les secteurs à l’exception de la construction et du tourisme ;

–    Amélioration du marché de l’emploi, notamment dans les services, à l’exception des TPE (1-9 salariés), des entreprises des secteurs du tourisme et de la construction ;

–    Redressement de la situation financière, avec un solde d’opinions sur les trésoreries proche de son niveau d’avant crise. « Les anticipations d’évolution de la rentabilité pour l’exercice en cours sont positives pour la première fois depuis mai 2011 » ;

–    Conditions d’accès au crédit très favorables, qu’il s’agisse des crédits de trésorerie ou des crédits d’investissement ;

–    Redressement des prévisions d’investissement, avec un solde d’opinions au plus haut depuis 2011, notamment dans les services aux entreprises et dans les transports. En revanche, les prévisions sont négatives dans le tourisme et la construction.
Parmi les freins à l’investissement, la faiblesse de la demande comme l’insuffisance de rentabilité pèsent moins qu’avant.
 

6. Le tourisme en Europe en 2015 : l’Espagne et la France en tête des nuitées, la Croatie et l’Autriche en tête de l’intensité touristique, Paris et Londres en tête des capitales touristiques

Le bilan que l’INSEE vient de publier sur Le tourisme en Europe en 2015 (INSEE Première, n° 1610, juillet 2016), met en évidence six points.

 * Les 14 pays européens les plus visités ont capté 92% des 2 773 millions de nuitées enregistrées dans l’Union à 28. L’Espagne est en tête du classement (422 millions), suivie par la France (411 millions), l’Italie (385 millions), l’Allemagne (379 millions) et le Royaume-Uni (306 millions).
Sur la période 2012-2015, les nuitées ont augmenté de +3,3% en Espagne contre +0,4% en France (premier rang en 2012) et en Italie.  Ces évolutions recouvrent un redressement en 2015 (+2% en France, +0,9% en Italie) après un repli en 2013 et 2014.

* Tous hébergements collectifs confondus, la France dispose de 5,1 millions places-lits, en tête des pays européens. Toutefois, la structure du parc est très variable. Les hôtels réalisent les 2/3 des nuitées de l’Union européenne, avec de fortes disparités selon les pays : plus de 70% en Allemagne et en Espagne, 50% en France qui ne dispose que du 5ème parc hôtelier européen (1,3 million de places-lits), loin derrière le Royaume-Uni (2,9 millions) l’Italie (2,2 millions) l’Espagne (1,9 million) et l’Allemagne (1,8 million). Inversement, elle enregistre les nuitées les plus nombreuses dans les autres segments. Ainsi, l’Espagne accueille plus de touristes avec moins de places (fréquentation plus étendue dans l’année). En France, au contraire, une part plus importante du parc est constituée de campings (55%), avec des périodes d’ouverture plus limitées et des taux d’occupation moindre que dans les hôtels.
Les campings les plus vastes se situent en Italie et dans la péninsule ibérique (en France, leur taille est légèrement supérieure à la moyenne européenne). Les plus grands hôtels se trouvent en Croatie, en Suède et dans la péninsule ibérique.

*L’intensité touristique, mesurée par le rapport des nuitées touristiques à la population résidente, est la plus forte dans les pays du Sud. Viennent en tête la Croatie (attrait du littoral et d’un bon rapport qualité-prix), et l’Autriche (attrait de ses montagnes en été comme en hiver), avec un ratio 2 à 3 fois plus élevée que la moyenne européenne. Grâce à leurs atouts culturels, climatiques et paysagers, suivent la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France qui ont une intensité touristique supérieure à la moyenne.

* La clientèle étrangère représente 1,2 milliard de nuitées touristiques en Europe (45% du total). Elle est la plus élevée en Espagne (257 millions), suivie par l’Italie (186 millions) et la France (131 millions). Les non-résidents représentent plus de 90% des nuitées en Croatie et à Chypre, mais 20% en Allemagne, en Pologne et en Roumanie. Entre ces deux extrêmes, la proportion est voisine de 1/3 en France et au Royaume-Uni, de la moitié en Italie. Elle est de 88% au Luxembourg, de 71% en Autriche et de 66% dans les pays baltes, en plein essor touristique.
C’est en Allemagne (292 millions) et en France (271 millions) que les nuitées de résidents sont les plus nombreuses, en liaison avec les nombreuses manifestations professionnelles qui attirent une importante clientèle, résidente comme étrangère. C’est aussi le cas des autres grandes économies comme le Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, l’Italie.

* Paris et Londres sont les premières capitales touristiques en Europe, grâce à leur patrimoine architectural et culturel ainsi qu’à leurs centres de décisions économiques. Les régions abritant ces deux capitales sont les premières régions touristiques de leur pays (20% des nuitées). Les touristes étrangers représentent plus de 80% des nuitées dans l’agglomération de Londres et 55% en Île de France.

A l’inverse, dans les pays plus décentralisés comme l’Allemagne ou l’Italie, les régions capitales de Berlin et de Rome ont un poids économique moindre, et ne captent que 8% des nuitées, même si elles attirent une proportion importante d’étrangers. De même, la région de Madrid comme les régions capitales de plus petits pays (Belgique, Autriche) ne sont pas les principales régions touristiques.

*Les allemands et les britanniques sont souvent les premiers clients étrangers des autres pays européens – les allemands principalement en Autriche, en Italie et en Croatie ; les britanniques en France et dans la péninsule ibérique. En revanche, les Français, très présents en France, ne constituent jamais la première clientèle d’un des treize autres pays européens les plus touristiques (deuxième position en Belgique, troisième position en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne).
  

7. Perspectives économiques du FMI pour 2016 et 2017 : révision à la baisse dans les pays avancés, statu quo dans les pays émergents, incertitude croissante liée au Brexit

Le Fonds Monétaire International (FMI) vient de publier une actualisation de ses « Perspectives économiques mondiales ».
Ses prévisions de la croissance mondiale pour 2016 et 2017 ont été légèrement révisées à la baisse par rapport à celles d’avril 2016 (+3,1% en 2016, contre +3,2%, +3,4% en 2017 contre +3,5%), conséquence de la « matérialisation d’un considérable risque baissier pour l’économie mondiale » : le résultat du référendum en faveur du Brexit.
« Les révisions liées au Brexit concernent particulièrement les pays européens avancés, l’impact étant relativement négligeable ailleurs, y compris aux Etats-Unis et en Chine ».

* Ces perspectives économiques plus défavorables pour 2016 et 2017 concernent les pays avancés alors qu’elles sont globalement inchangées pour les pays émergents et en développement :

–    Révision à la baisse de -0,1 point pour 2016 et 2017 de la croissance dans les pays développés (+1,8% pour les deux années), avec des contrastes selon les pays :

o    révision à la baisse de la croissance aux Etats-Unis pour 2016 (+2,2%, contre +2,4% dans la prévision d’avril), en raison d’un 1er trimestre décevant, statu quo en 2017 à +2,5%. « L’impact du Brexit devrait être négligeable aux Etats-Unis » ;

o    révision à la baisse de la croissance au Japon pour 2016 (+0,3%, contre +0,5%), du fait, selon le FMI, de l’appréciation du yen durant ces derniers mois. Ceci devrait également impacter la croissance pour 2017, malgré le report à octobre 2019 de l’augmentation de la taxe sur la consommation programmée pour avril 2017 (la révision à la hausse aurait dû être de +0,4 point au lieu de +0,2 point) ;
 
 
o    révision à la baisse de la croissance au Royaume-Uni en 2016 (-0,2 point à +1,7%), qui est encore plus marquée pour 2017 (-0,9 point à +1,3%), l’incertitude grandissante issue du référendum devrait affaiblir sensiblement la demande intérieure ;

o    légère révision à la hausse de la croissance dans la zone euro pour 2016 (+1,6%, contre +1,5% dans la précédente prévision), « grâce aux résultats du 1er semestre » (solidité de la demande intérieure, certain rebond de l’investissement), mais à la baisse pour 2017 (+1,4%, contre +1,6%), « compte tenu des retombées que pourrait avoir l’incertitude sur la confiance des ménages et des entreprises (et des éventuelles tensions bancaires) », selon le FMI.

Dans le détail :
    Légère révision à la hausse de la croissance en Allemagne pour 2016 (+0,1 point à +1,6%) mais forte révision à la baisse pour 2017 (+1,2%, contre +1,6% en avril dernier) ;
    Forte révision à la hausse de la croissance en France pour 2016 (+1,5% contre +1,1%), légère révision à la baisse pour 2017 (-0,1 point à +1,2%).  Pour mémoire, dans le programme de stabilité 2016-2019 du gouvernement : +1,5% pour 2016 et 2017 ;
    Légère révision à la baisse en Italie (+0,9% en 2016 et +1% en 2017, contre +1% et +1,1% dans la prévision d’avril) ;
    Croissance en Espagne inchangée pour 2016 (+2,6%) et légèrement révisée à la baisse pour 2017 (-0,2 point à +2,1%) ;

–    Statu quo dans les pays émergents par rapport à la prévision (+4,1% en 2016, +4,6% en 2017), évolution qui recouvre :

o    une confirmation du ralentissement de la croissance en Chine : +6,6% en 2016, puis +6,2% en 2017. « L’effet direct du référendum britannique sera vraisemblablement limité, car les engagements à l’égard du Royaume-Uni sur le plan commercial et financier sont faibles et les autorités sont disposées à riposter pour atteindre leur fourchette de croissance » ;

o    une révision à la baisse de la croissance en Inde, de -0,1 point pour les deux années de la prévision (+7,4% en 2016 et 2017), « en raison d’une reprise plus timide de l’investissement » ;

o    de légères éclaircies en Russie et, plus encore, au Brésil :

    Russie (-1,2% en 2016 contre -1,8% dans la prévision d’avril 2016, +1% en 2017, contre +0,8%), grâce à la montée des cours du pétrole, mais perspectives d’une reprise solide limitées « compte tenu des contraintes structurelles de longue date et de l’impact des sanctions sur la productivité et l’investissement » ;

    Brésil (-3,3% en 2016, contre -3,8% dans la prévision d’avril 2016, +0,5% en 2017, contre une stagnation précédemment), avec une amélioration de la confiance des ménages et des entreprises et une contraction du PIB au début de l’année moins forte que prévu, mais incertitudes persistantes sur le plan politique et sur celui de l’action des pouvoirs publics.

* Au total, comme la situation relative au Brexit continue d’évoluer, impliquant une incertitude grandissante, les prévisions pourraient être plus défavorables que prévu. Il existe, par ailleurs, d’autres risques pesant sur ces perspectives :
–    économiques : séquelles de la crise dans le système bancaire européen (Portugal et Italie notamment), turbulences persistantes sur les marchés financiers, montée de l’aversion au risque, maintien de la dépendance à l’égard du crédit en Chine, risques sur la stabilité financière dans les pays émergents ;
–    non économiques : divisions politiques au sein des pays avancés, basculement vers des politiques protectionnistes, tensions géopolitiques, conflits civils, terrorisme, sécheresse en Afrique orientale et australe, maladies (Zika par exemple) en Amérique latine et aux Caraïbes.

 

8. Tendances de la semaine sur les marchés : dépréciation de l’euro à 1,10$, repli du cours de l’or à 1 316$ l’once

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