MEDEF Actu-Eco – Semaine du 18 au 22 juillet 2016

FRANCE
1.    Climat des affaires en juillet 2016 : amélioration dans tous les secteurs
2.    Financement des ETI et des grandes entreprises en juillet 2016 : légère dégradation de la situation de trésorerie
3.    Créations d’entreprise en juin 2016 : +7,3% sur un an au 2ème trimestre, atteignant le plus haut niveau depuis l’été 2012
4.    Prix à la consommation en juin 2016 : +0,1% imputable aux produits pétroliers (+4,1%)
5.    Situation des PME en mai 2016 : amélioration de l’activité et de l’emploi, redressement de la situation financière et des prévisions d’investissement

EUROPE
6.    Le tourisme en Europe en 2015 : l’Espagne et la France en tête des nuitées, la Croatie et l’Autriche en tête de l’intensité touristique, Paris et Londres en tête des capitales touristiques

INTERNATIONAL
7.    Perspectives économiques du FMI pour 2016 et 2017 : révision à la baisse dans les pays avancés, statu quo dans les pays émergents, incertitude croissante liée au Brexit
8.    Tendances de la semaine sur les marchés : dépréciation de l’euro à 1,10$, repli du cours de l’or à 1 316$ l’once.

1. Climat des affaires en juillet 2016 : amélioration dans tous les secteurs  

* Selon les dernières enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE, le climat des affaires en France s’est amélioré en juillet 2016. L’indicateur synthétique se situe légèrement au-dessus de son niveau moyen de longue période (2000-2015).

* Dans le détail, cette amélioration se retrouve dans tous les secteurs :

o    +1 point dans l’industrie (dégradation des perspectives personnelles de production mais amélioration des perspectives générales, quasi-stabilité des carnets de commandes), grâce à l’industrie agro-alimentaire, et dans le bâtiment (amélioration des perspectives d’activité et de recrutement, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale, capacités de production toujours sous-utilisées), dont l’indicateur est à son plus haut niveau depuis août 2012 ;

o    +2 points dans le commerce de gros (plus de pessimisme concernant les perspectives générales, amélioration des intentions de commandes en provenance de l’étranger, amélioration des perspectives d’emploi), avec un indicateur à son plus haut niveau depuis juillet 2011 ;

o    +3 points dans le commerce de détail (optimisme accru concernant les perspectives générales d’activité, les prévisions des ventes, les intentions de commandes et les anticipations de recrutement) et dans les services (amélioration des perspectives générales du secteur ainsi que des anticipations d’activité, de demande et de recrutement), amélioration du climat des affaires notamment dans le transport routier de marchandises, dans l’hébergement-restauration et dans les activités immobilières.
 

2. Financement des ETI et des grandes entreprises en juillet 2016 : légère dégradation de la situation de trésorerie 

Selon la dernière enquête réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode en juillet 2016, les trésoriers des ETI de 500 salariés ou plus et des grandes entreprises font état :

o    d’une situation de trésorerie d’exploitation jugée légèrement difficile depuis trois mois. La tendance s’érode donc depuis début 2016 ;
L’évolution des prix des matières premières et celle du taux de change de l’euro face au dollar auraient un impact négatif sur leur trésorerie ;

o    d’un moindre allongement des délais de paiement clients ;

o    d’une baisse des marges pratiquées sur les crédits bancaires ;

o    d’une recherche de financement toujours aisée, et ceci depuis plus de deux ans.

3. Créations d’entreprise en juin 2016 : +7,3% sur un an au 2ème trimestre, atteignant le plus haut niveau depuis l’été 2012

* Les créations d’entreprise, tous types d’entreprises confondus, se sont contractées de -1,3% en juin 2016 (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables), après une progression de +2,4% en mai dernier.

Dans le détail, les créations hors micro-entrepreneurs ont quasiment stagné : +0,6%, après une hausse de +3,4%. En revanche, les immatriculations de micro-entrepreneurs ont diminué de -3,9%, après +1%.

Les microentreprises représentent 40% des créations totales d’entreprise.

* En moyenne sur le 2ème trimestre 2016, l’ensemble des créations d’entreprise s’est accru de +7,3% par rapport au même trimestre de l’année 2015, pour s’établir à 46 669 unités, plus haut niveau depuis l’été 2012.

Hors micro-entrepreneurs, la hausse a été plus marquée (+10,1% sur un an), pour atteindre 27 522 unités. Les créations de micro-entrepreneurs se sont accrues de +3,7% pour s’établir à 19 146 unités.

Par grande famille d’activité, toujours au 2ème trimestre 2016, cette progression sur un an recouvre :

–    une baisse dans la construction (-1,5%), secteur représentant 11,3% de l’ensemble des créations d’entreprise ;

–    un léger repli dans le commerce (-0,3%), secteur qui totalise 17,5% des créations ;

–    une progression modérée dans l’industrie (+2,7%, dont +4% dans la seule industrie manufacturière), représentant 4,4% du total ;

–    une hausse plus marquée dans les services marchands (+13,3%, réalisent 54,8% de l’ensemble des créations). Dans ce secteur, elles sont à leur plus haut depuis le printemps 2010.

4. Prix à la consommation en juin 2016 : +0,1% imputable aux produits pétroliers (+4,1%) 

* Selon les chiffres définitifs de l’INSEE, l’indice des prix à la consommation, en données corrigées des variations saisonnières, a progressé de +0,1% en juin 2016, après +0,4% en mai.

Cette hausse provient essentiellement de la hausse des prix du pétrole pour le 4ème mois consécutif : +4,1% pour les seuls prix des produits pétroliers (+2,5% pour l’ensemble des produits énergétiques).
Les prix des produits alimentaires se sont repliés de -0,4%, ceux des produits manufacturés ont stagné, et ceux des services ont progressé de +0,2%.

Hors tarifs publics (électricité, gaz, tabac, etc.) et produits à prix volatils (produits pétroliers, produits laitiers, viande, etc.), c’est-à-dire l’inflation sous-jacente, les prix ont crû de +0,1% en juin, pour le quatrième mois consécutif.

* Entre mars et juin 2016, les prix se sont accrus : +0,5% (+2,2% l’an), après s’être contractés de -0,2% entre décembre 2015 et mars 2016.

Cette hausse recouvre des évolutions contrastées selon les catégories :

–    repli des prix des produits manufacturés (-0,3%, dont -0,6% pour les produits de santé et +0,1% dans l’habillement-chaussures) ;

–    quasi-stagnation des prix des produits alimentaires (+0,1%, avec +0,8% pour les seuls produits frais) ;

–    hausse de +0,6% des prix pour l’ensemble des services (dont -0,1% pour les services, +0,1% pour les loyers, +0,6% pour les transports et les télécommunications) ;

–    forte progression des prix des produits énergétiques (+4,6%, dont +8,4% pour les seuls produits pétroliers, imputable à la hausse du prix du pétrole).

* Sur un an, les prix à la consommation se sont inscrits en hausse (+0,2%), après avoir stagné en mai et baissé au cours des trois mois précédents.
Cette progression se retrouve pour les produits alimentaires et les services. En revanche, les prix se sont contractés pour les produits manufacturés et, plus encore, pour les produits énergétiques.
L’inflation sous-jacente a progressé de +0,7%, toujours sur un an, comme au mois précédent.
 

5. Situation des PME en mai 2016 : amélioration de l’activité et de l’emploi, redressement de la situation financière et des prévisions d’investissement

Selon la dernière enquête de conjoncture de BPI France, les PME installées en France, interrogées en mai 2016, sont optimistes pour l’année 2016 :

–    Accélération de l’activité (au sens de chiffre d’affaires) au premier semestre 2016 qui devrait se poursuivre au second, « même si le climat d’incertitude a pu depuis se renforcer avec la matérialisation du vote en faveur du Brexit fin juin » : solde d’opinions au plus haut depuis 5 ans. Reprise de l’activité dans tous les secteurs à l’exception de la construction et du tourisme ;

–    Amélioration du marché de l’emploi, notamment dans les services, à l’exception des TPE (1-9 salariés), des entreprises des secteurs du tourisme et de la construction ;

–    Redressement de la situation financière, avec un solde d’opinions sur les trésoreries proche de son niveau d’avant crise. « Les anticipations d’évolution de la rentabilité pour l’exercice en cours sont positives pour la première fois depuis mai 2011 » ;

–    Conditions d’accès au crédit très favorables, qu’il s’agisse des crédits de trésorerie ou des crédits d’investissement ;

–    Redressement des prévisions d’investissement, avec un solde d’opinions au plus haut depuis 2011, notamment dans les services aux entreprises et dans les transports. En revanche, les prévisions sont négatives dans le tourisme et la construction.
Parmi les freins à l’investissement, la faiblesse de la demande comme l’insuffisance de rentabilité pèsent moins qu’avant.
 

6. Le tourisme en Europe en 2015 : l’Espagne et la France en tête des nuitées, la Croatie et l’Autriche en tête de l’intensité touristique, Paris et Londres en tête des capitales touristiques

Le bilan que l’INSEE vient de publier sur Le tourisme en Europe en 2015 (INSEE Première, n° 1610, juillet 2016), met en évidence six points.

 * Les 14 pays européens les plus visités ont capté 92% des 2 773 millions de nuitées enregistrées dans l’Union à 28. L’Espagne est en tête du classement (422 millions), suivie par la France (411 millions), l’Italie (385 millions), l’Allemagne (379 millions) et le Royaume-Uni (306 millions).
Sur la période 2012-2015, les nuitées ont augmenté de +3,3% en Espagne contre +0,4% en France (premier rang en 2012) et en Italie.  Ces évolutions recouvrent un redressement en 2015 (+2% en France, +0,9% en Italie) après un repli en 2013 et 2014.

* Tous hébergements collectifs confondus, la France dispose de 5,1 millions places-lits, en tête des pays européens. Toutefois, la structure du parc est très variable. Les hôtels réalisent les 2/3 des nuitées de l’Union européenne, avec de fortes disparités selon les pays : plus de 70% en Allemagne et en Espagne, 50% en France qui ne dispose que du 5ème parc hôtelier européen (1,3 million de places-lits), loin derrière le Royaume-Uni (2,9 millions) l’Italie (2,2 millions) l’Espagne (1,9 million) et l’Allemagne (1,8 million). Inversement, elle enregistre les nuitées les plus nombreuses dans les autres segments. Ainsi, l’Espagne accueille plus de touristes avec moins de places (fréquentation plus étendue dans l’année). En France, au contraire, une part plus importante du parc est constituée de campings (55%), avec des périodes d’ouverture plus limitées et des taux d’occupation moindre que dans les hôtels.
Les campings les plus vastes se situent en Italie et dans la péninsule ibérique (en France, leur taille est légèrement supérieure à la moyenne européenne). Les plus grands hôtels se trouvent en Croatie, en Suède et dans la péninsule ibérique.

*L’intensité touristique, mesurée par le rapport des nuitées touristiques à la population résidente, est la plus forte dans les pays du Sud. Viennent en tête la Croatie (attrait du littoral et d’un bon rapport qualité-prix), et l’Autriche (attrait de ses montagnes en été comme en hiver), avec un ratio 2 à 3 fois plus élevée que la moyenne européenne. Grâce à leurs atouts culturels, climatiques et paysagers, suivent la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France qui ont une intensité touristique supérieure à la moyenne.

* La clientèle étrangère représente 1,2 milliard de nuitées touristiques en Europe (45% du total). Elle est la plus élevée en Espagne (257 millions), suivie par l’Italie (186 millions) et la France (131 millions). Les non-résidents représentent plus de 90% des nuitées en Croatie et à Chypre, mais 20% en Allemagne, en Pologne et en Roumanie. Entre ces deux extrêmes, la proportion est voisine de 1/3 en France et au Royaume-Uni, de la moitié en Italie. Elle est de 88% au Luxembourg, de 71% en Autriche et de 66% dans les pays baltes, en plein essor touristique.
C’est en Allemagne (292 millions) et en France (271 millions) que les nuitées de résidents sont les plus nombreuses, en liaison avec les nombreuses manifestations professionnelles qui attirent une importante clientèle, résidente comme étrangère. C’est aussi le cas des autres grandes économies comme le Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, l’Italie.

* Paris et Londres sont les premières capitales touristiques en Europe, grâce à leur patrimoine architectural et culturel ainsi qu’à leurs centres de décisions économiques. Les régions abritant ces deux capitales sont les premières régions touristiques de leur pays (20% des nuitées). Les touristes étrangers représentent plus de 80% des nuitées dans l’agglomération de Londres et 55% en Île de France.

A l’inverse, dans les pays plus décentralisés comme l’Allemagne ou l’Italie, les régions capitales de Berlin et de Rome ont un poids économique moindre, et ne captent que 8% des nuitées, même si elles attirent une proportion importante d’étrangers. De même, la région de Madrid comme les régions capitales de plus petits pays (Belgique, Autriche) ne sont pas les principales régions touristiques.

*Les allemands et les britanniques sont souvent les premiers clients étrangers des autres pays européens – les allemands principalement en Autriche, en Italie et en Croatie ; les britanniques en France et dans la péninsule ibérique. En revanche, les Français, très présents en France, ne constituent jamais la première clientèle d’un des treize autres pays européens les plus touristiques (deuxième position en Belgique, troisième position en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne).
  

7. Perspectives économiques du FMI pour 2016 et 2017 : révision à la baisse dans les pays avancés, statu quo dans les pays émergents, incertitude croissante liée au Brexit

Le Fonds Monétaire International (FMI) vient de publier une actualisation de ses « Perspectives économiques mondiales ».
Ses prévisions de la croissance mondiale pour 2016 et 2017 ont été légèrement révisées à la baisse par rapport à celles d’avril 2016 (+3,1% en 2016, contre +3,2%, +3,4% en 2017 contre +3,5%), conséquence de la « matérialisation d’un considérable risque baissier pour l’économie mondiale » : le résultat du référendum en faveur du Brexit.
« Les révisions liées au Brexit concernent particulièrement les pays européens avancés, l’impact étant relativement négligeable ailleurs, y compris aux Etats-Unis et en Chine ».

* Ces perspectives économiques plus défavorables pour 2016 et 2017 concernent les pays avancés alors qu’elles sont globalement inchangées pour les pays émergents et en développement :

–    Révision à la baisse de -0,1 point pour 2016 et 2017 de la croissance dans les pays développés (+1,8% pour les deux années), avec des contrastes selon les pays :

o    révision à la baisse de la croissance aux Etats-Unis pour 2016 (+2,2%, contre +2,4% dans la prévision d’avril), en raison d’un 1er trimestre décevant, statu quo en 2017 à +2,5%. « L’impact du Brexit devrait être négligeable aux Etats-Unis » ;

o    révision à la baisse de la croissance au Japon pour 2016 (+0,3%, contre +0,5%), du fait, selon le FMI, de l’appréciation du yen durant ces derniers mois. Ceci devrait également impacter la croissance pour 2017, malgré le report à octobre 2019 de l’augmentation de la taxe sur la consommation programmée pour avril 2017 (la révision à la hausse aurait dû être de +0,4 point au lieu de +0,2 point) ;
 
 
o    révision à la baisse de la croissance au Royaume-Uni en 2016 (-0,2 point à +1,7%), qui est encore plus marquée pour 2017 (-0,9 point à +1,3%), l’incertitude grandissante issue du référendum devrait affaiblir sensiblement la demande intérieure ;

o    légère révision à la hausse de la croissance dans la zone euro pour 2016 (+1,6%, contre +1,5% dans la précédente prévision), « grâce aux résultats du 1er semestre » (solidité de la demande intérieure, certain rebond de l’investissement), mais à la baisse pour 2017 (+1,4%, contre +1,6%), « compte tenu des retombées que pourrait avoir l’incertitude sur la confiance des ménages et des entreprises (et des éventuelles tensions bancaires) », selon le FMI.

Dans le détail :
    Légère révision à la hausse de la croissance en Allemagne pour 2016 (+0,1 point à +1,6%) mais forte révision à la baisse pour 2017 (+1,2%, contre +1,6% en avril dernier) ;
    Forte révision à la hausse de la croissance en France pour 2016 (+1,5% contre +1,1%), légère révision à la baisse pour 2017 (-0,1 point à +1,2%).  Pour mémoire, dans le programme de stabilité 2016-2019 du gouvernement : +1,5% pour 2016 et 2017 ;
    Légère révision à la baisse en Italie (+0,9% en 2016 et +1% en 2017, contre +1% et +1,1% dans la prévision d’avril) ;
    Croissance en Espagne inchangée pour 2016 (+2,6%) et légèrement révisée à la baisse pour 2017 (-0,2 point à +2,1%) ;

–    Statu quo dans les pays émergents par rapport à la prévision (+4,1% en 2016, +4,6% en 2017), évolution qui recouvre :

o    une confirmation du ralentissement de la croissance en Chine : +6,6% en 2016, puis +6,2% en 2017. « L’effet direct du référendum britannique sera vraisemblablement limité, car les engagements à l’égard du Royaume-Uni sur le plan commercial et financier sont faibles et les autorités sont disposées à riposter pour atteindre leur fourchette de croissance » ;

o    une révision à la baisse de la croissance en Inde, de -0,1 point pour les deux années de la prévision (+7,4% en 2016 et 2017), « en raison d’une reprise plus timide de l’investissement » ;

o    de légères éclaircies en Russie et, plus encore, au Brésil :

    Russie (-1,2% en 2016 contre -1,8% dans la prévision d’avril 2016, +1% en 2017, contre +0,8%), grâce à la montée des cours du pétrole, mais perspectives d’une reprise solide limitées « compte tenu des contraintes structurelles de longue date et de l’impact des sanctions sur la productivité et l’investissement » ;

    Brésil (-3,3% en 2016, contre -3,8% dans la prévision d’avril 2016, +0,5% en 2017, contre une stagnation précédemment), avec une amélioration de la confiance des ménages et des entreprises et une contraction du PIB au début de l’année moins forte que prévu, mais incertitudes persistantes sur le plan politique et sur celui de l’action des pouvoirs publics.

* Au total, comme la situation relative au Brexit continue d’évoluer, impliquant une incertitude grandissante, les prévisions pourraient être plus défavorables que prévu. Il existe, par ailleurs, d’autres risques pesant sur ces perspectives :
–    économiques : séquelles de la crise dans le système bancaire européen (Portugal et Italie notamment), turbulences persistantes sur les marchés financiers, montée de l’aversion au risque, maintien de la dépendance à l’égard du crédit en Chine, risques sur la stabilité financière dans les pays émergents ;
–    non économiques : divisions politiques au sein des pays avancés, basculement vers des politiques protectionnistes, tensions géopolitiques, conflits civils, terrorisme, sécheresse en Afrique orientale et australe, maladies (Zika par exemple) en Amérique latine et aux Caraïbes.

 

8. Tendances de la semaine sur les marchés : dépréciation de l’euro à 1,10$, repli du cours de l’or à 1 316$ l’once

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Les entreprises attendent une véritable étude d’impact économique et social pour la mise en œuvre de la transition énergétique

Les entreprises françaises sont engagées dans la transition énergétique. Ce sont elles qui mettront en œuvre concrètement cette transition afin de conforter les atouts de la France sur les 3 piliers de la politique énergétique :

– lutte contre le changement climatique,

– sécurité d’approvisionnement, 

– compétitivité et place de la France dans la compétition européenne et internationale.

Il est donc indispensable pour les acteurs économiques de disposer des éléments d’analyse d’impact économique et social qui résulteront de la mise en œuvre concrète et opérationnelle de la politique énergétique. Dans cette perspective, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), principal outil de mise en œuvre de la loi de transition énergétique, doit accorder une place centrale à la question décisive des coûts et des financements des orientations proposées. 

Le MEDEF s’inquiète que le projet de PPE reçu à ce jour ne réponde pas à l’obligation d’étude d’impact économique et social ni à l’étude d’impact sur les prix de l’énergie prévues par la loi relative à la transition énergétique (article 176). A ce stade du processus, les documents fournis sont essentiellement focalisés sur l’évaluation environnementale et l’amorce d’une évaluation économique qui reste très insuffisante. Le plan de programmation de l’emploi et des compétences prévu par la loi (article 182) fait également défaut. 

Il est indispensable de compléter rapidement la PPE par des évaluations économiques et sociales solides et la prise en compte des perspectives internationales. C’est à ces conditions que les choix politiques pourront être faits dans un cadre de transparence et de réalisme économique qui, seuls, garantiront la réussite de la transition énergétique nécessaire à notre pays. 

Comme le MEDEF l’a indiqué lors de la réunion du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) du 13 juillet, il attend désormais que ces composantes essentielles de la PPE soient fournies dans les plus brefs délais.

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Nouvelles de bruxelles

Délégation à Londres, Royaume-Uni, relance de l’UE, sentiment pro-européen, déficit excessif, Conseil « Affaires économiques et financières », CETA, Partenariat transatlantique, fermeture estivale… 

Pierre Gattaz conduit une délégation de chefs d’entreprises à Londres les 21 et 22 juillet

Une vingtaine d’entreprises françaises se rendront à Londres pour évaluer les conséquences du vote britannique et les nouvelles opportunités s’offrant à elles. La délégation visitera notamment le London Stock Exchange (LSE) et rencontrera le maire adjoint en charge des entreprises, Rajesh Agrawal. Des rencontres dans le domaine du digital et du smart cities sont aussi prévues.

Nouveau gouvernement au Royaume-Uni

Le 13 juillet, Theresa May est devenue Première ministre du Royaume-Uni. Elle a nommé : Philip Hammond aux Finances, Amber Rudd aux Affaires intérieures, Boris Johnson aux Affaires étrangères, Michael Fallon à la Défense, Andrea Leadsom à l’Environnement, Greg Clark aux Entreprises, Liam Fox au Commerce international et David Davis à la sortie de l’UE. Theresa May a confirmé qu’elle ne déclencherait pas les négociations Brexit avant début 2017.

La France œuvre pour la relance de l’Union européenne

Le 19 juillet, François Hollande entame une tournée des capitales européennes pour préparer préparer une relance de l’UE. Cette relance est placée sous le signe de la sécurité et de la défense européenne, de l’investissement, de la création d’emplois et de l’Europe pour la jeunesse.

Regain du sentiment pro-européen en France

Selon une enquête mennée dans six pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et Pologne), le choc du Brexit suscite un regain du sentiment européen. Les six pays considèrent l’appartenance à l’Union comme étant « plutôt une bonne chose ». Les chiffres en France (67%) et en Allemagne (81%) ont progressé de 20 points par rapport à 2014. 71% des Français ne veulent pas d’une sortie de l’euro.

Le Portugal et l’Espagne sous la menace de sanctions pour déficit excessif

Réunis le 12 juillet, les ministres des Finances ont constaté que le Portugal et l’Espagne n’avaient pas pris d’action efficace pour corriger leur déficit excessif. Aussi, les deux pays risquent d’être sanctionnés.

Conseil « Affaires économiques et financières » : évasion fiscale, banques, blanchiment

Les ministres européens des Finances ont adopté formellement la Directive sur la lutte contre l’évasion fiscale. Ils ont aussi discuté de mesures destinées à accroître la transparence et lutter contre la fraude fiscale et le blanchiment des capitaux. Enfin, ils ont adopté des conclusions sur Bâle IV.

CETA : les entreprises veulent une ratification de l’accord pour Octobre 

BusinessEurope demande que l’Accord économique et commercial global avec le Canada (CETA) soit ratifié le plus rapidement possible. Le patronat européen souhaite une signature de l’Accord lors du Sommet UE-Canada du 27 octobre 2016.

Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement avec les Etats-Unis

Après 14 cycles de négociations, Ignacio García Bercero, négociateur en chef de l’UE sur le TTIP a déclaré que des propositions ont été faites sur presque tous les chapitres mis sur la table. Le TTIP comptera 30 chapitres qui sont d’ores et déjà en cours de consolidation.

Fermeture estivale des institutions européennes 

Aucune activité parlementaire n’est prévue du 22 juillet au 22 août. Aucune réunion au Conseil n’est prévue entre 28 juillet et le 30 août. Aucun évènement n’est prévu par la Commission entre le 26 juillet et le 30 août. 

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Communiqué commun CBI-MEDEF sur les relations franco-britanniques après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne

Une délégation du Medef s’est rendue à Londres cette semaine pour une série de rencontres prévues de longue date avec des responsables politiques et des dirigeants d’entreprises. Ce jour, le président du Medef, Pierre Gattaz a rencontré son homologue du CBI (Confederation of British Industry) Paul Drechsler pour discuter des relations entre la France et le Royaume-Uni après la décision historique prise démocratiquement par le peuple britannique le 23 juin dernier.

A l’issue de leur entretien, les présidents du CBI et du Medef ont publié la déclaration suivante :

La relation franco-britannique est particulièrement forte. Plus que jamais, nous sommes unis pour travailler ensemble au nouveau mode de relation que le Royaume-Uni devra établir avec le reste de l’Europe. Nous demeurons des amis proches et des alliés fidèles dans de très nombreux domaines dès lors que la France et le Royaume-Uni se positionnent comme les deux plus grandes puissances diplomatiques et militaires d’Europe.

Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et la France ont doublé depuis la création du marché unique dans les années 90. Les exportations britanniques de biens et services vers la France s’élevaient à £13.9 milliards en 2014. Beaucoup d‘entreprises françaises ont établi des filiales importantes au Royaume-Uni – on compte aujourd’hui près de 3 000 entreprises françaises installées au Royaume-Uni et employant plus de 400 000 personnes. Dans le même temps, 2300 entreprises britanniques emploient 230 000 personnes dans leurs filiales opérant sur le territoire français.

Aussi, le CBI et le Medef s’engagent à travailler étroitement ensemble pour que les entreprises britanniques et françaises puissent surmonter les défis mais aussi pour saisir toutes les opportunités de cette situation nouvelle. La première exigence est que l’esprit d’ouverture soit maintenu pour soutenir les liens commerciaux prospères qui existent entre le Royaume-Uni et la France. Par ailleurs, les entreprises doivent être étroitement impliquées en partenariat avec le gouvernement au moment où se dessineront les plans de négociation du Brexit. La communauté des entreprises veut voir un plan clair émerger rapidement.

Plus de 300 000 Français résident au Royaume-Uni et 170 000 Britanniques sont installés en France. Il est crucial que leurs droits de résidence et d’emploi à long terme puissent être sauvegardés. Les compétences de ces citoyens participent directement au succès de l’économie britannique comme de l’économie française, maintenant comme dans l’avenir.

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Communiqué de presse – Précision DOM

Les propos de Pierre Gattaz sur le dispositif de complément de rémunération des fonctionnaires en Outre-Mer – appelé surrémunération – en marge d’un déjeuner de presse lundi 18 juillet présentant son voyage en Guyane du 26 au 28 juillet, ont été tronqués.

Dans la première partie de sa réponse, absente des propos retenus par Outremer 1re, Pierre Gattaz expliquait que la surrémunération pouvait se comprendre mais qu’elle ne devait pas perdurer indéfiniment. Car, si l’on met en place un véritable projet de développement à la mesure du potentiel de chaque DOM, si l’on fait confiance  à leurs entreprises, aux entrepreneurs et à leurs équipes, cette disposition, doit devenir, à terme, caduque. 

Le président du Medef n’a donc aucunement remis en cause le dispositif actuel mais a appelé à son extinction à terme. Un projet de territoire ne pourrait être mis en place s’il avait pour conséquence une baisse du pouvoir d’achat.

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Communiqué de presse correctif

Contrairement aux titres de certaines éditions du Figaro, le MEDEF ne demande pas une baisse de 90 milliards d’euros de coût du travail.

Le MEDEF rappelle que l’écart de compétitivité entre la France et l’Allemagne était, en 2013, de près de 135 milliards d’euros, pour moitié sur le coût du travail et pour moitié sur la fiscalité.

Une fois le Pacte de Responsabilité mené à son terme, il subsistera donc encore plus de 90 milliards d’euros d’écart. L’objectif doit être de combler cet écart en 5 ans, en poursuivant la baisse du coût du travail et de la fiscalité, soit :

– baisser le coût du travail français de l’ordre de 35 milliards d’euros.

– baisser la fiscalité pesant sur les entreprises de 55 milliards d’euros.

Pour Pierre Gattaz, président du MEDEF, "le redressement de la compétitivité de notre économie a été engagé grâce au pacte de responsabilité qui commence à porter ses fruits. Il faut poursuivre et accentuer cette politique si nous voulons nous battre à armes égales avec nos amis allemands."

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Des stages obligatoires en entreprise pour tous les proviseurs et inspecteurs de l’Education Nationale !

A la rentrée 2016, tous les nouveaux chefs d’établissements scolaires et inspecteurs de l’Education nationale (environ 900 chaque année) devront obligatoirement avoir effectué un stage en entreprise durant leur formation.

Un nouveau parcours de formation est mis en place sous l’égide du CERPEP (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions) qui dépend du Ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce parcours prévoit un stage de 3 à 5 jours en entreprise (entre novembre et juin) et des visites.

Les enjeux de cette initiative sont entre autres, de faire découvrir le fonctionnement d’une entreprise et ses métiers, afin de leur permettre de mieux appréhender les problématiques d’orientation des élèves mais aussi d’optimiser les partenariats entre les établissements scolaires et le monde économique pour améliorer les formations proposées aux jeunes et la préparation de leur insertion professionnelle. 

A compter du 25 juillet, une plateforme web va permettre aux entreprises de se porter candidates pour accueillir ces futurs cadres de l’Education Nationale.

A l’adresse suivante : http://eduscol.education.fr/inscription-cerpep

>> Télécharger la plaquette numérique du CERPEP au format PDF

>> Télécharger le guide partenaires au format PDF

>> Télécharger la fiche stage au format PDF

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